Arrêtée à 78 ans pour avoir bloqué un robot Uber Eats : la révolte s'organise

Une professeure retraitée de 78 ans a été arrêtée pour avoir bloqué un robot livreur d'Uber Eats à Philadelphie. Derrière l'anecdote virale, une résistance aux robots s'organise, du trottoir aux conseils municipaux.

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Arrêtée à 78 ans pour avoir bloqué un robot Uber Eats : la révolte s'organise
© Posthumain

Mercredi 14 octobre, 13 h 16, sur Filbert Street, à deux pas du célèbre Reading Terminal Market de Philadelphie. Une femme de 78 ans sort de son rendez-vous pour le vaccin contre la grippe. Elle aperçoit un petit robot blanc qui roule sur le trottoir et se plante devant lui. Elle ne bougera plus. La police finira par l'arrêter.

Elle s'appelle Carolyn Marvin et elle a enseigné la communication à l'université de Pennsylvanie. Elle est aujourd'hui poursuivie pour trouble à l'ordre public (le « disorderly conduct » du droit américain) pour avoir bloqué un robot livreur d'Uber Eats. La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Elle mérite mieux qu'un sourire, parce qu'elle résume une colère qui monte contre les machines installées dans l'espace public.

Précision de périmètre : on parle ici des robots de trottoir qu'Uber Eats déploie avec l'entreprise Avride. Les robotaxis (taxis sans chauffeur) de Waymo sont une autre histoire, même si les deux colères finissent par se rejoindre.

Dans cet article :

  • Une retraitée de 78 ans, un robot aux yeux en cœur et la police
  • Pour la loi de Pennsylvanie, ce robot est un piéton
  • Philadelphie, la ville qui a déjà décapité un robot
  • De Chicago à Los Angeles, la grogne devient un mouvement
  • Ce qui va réellement se jouer sur nos trottoirs

Une retraitée de 78 ans, un robot aux yeux en cœur et la police

D'après la police, les agents sont intervenus pour un signalement de « dégradation impliquant un robot ». La femme présente sur place a ignoré plusieurs ordres de se déplacer, ce qui lui a valu un avis d'infraction pénale pour trouble à l'ordre public [1].

Carolyn Marvin assume tout. Elle bloque ces robots depuis des mois, chaque fois qu'elle en a le temps, et la police n'était encore jamais intervenue. Devant la chaîne locale WPVI, elle résume sa logique : « Je sais qu'ils prennent les emplois des livreurs humains, alors je proteste contre eux chaque fois que j'en vois, en me plaçant devant eux pour les empêcher d'avancer » [2].

Elle compte contester l'accusation au nom du Premier amendement (la disposition de la Constitution américaine qui protège la liberté d'expression et de manifestation), et promet de recommencer. Elle assure ne jamais bloquer le passage aux piétons humains. Sa cible, ce sont les entreprises qui écartent les livreurs pour gonfler leurs profits.

Le détail qui rend l'histoire savoureuse : avant sa retraite, elle donnait un cours sur la liberté d'expression. Professeure émérite de l'Annenberg School, l'école de communication de l'université, elle a signé en 1988 un livre au titre presque prophétique, When Old Technologies Were New (« Quand les vieilles technologies étaient nouvelles ») [3]. La théoricienne passe aux travaux pratiques.

Elle refuse pourtant d'y voir un prolongement de sa carrière universitaire. « Je dirais que c'est ma citoyenneté », explique-t-elle au site PhillyVoice. L'opinion publique, reconnaît-elle, est divisée : certains passants l'encouragent, d'autres trouvent injuste de faire attendre un client qui a payé sa livraison.

Pour la loi de Pennsylvanie, ce robot est un piéton

Le robot bloqué appartient à Avride, une entreprise issue du groupe technologique russe Yandex et aujourd'hui installée à Austin, au Texas. Uber Eats a lancé ces machines à Philadelphie en mars 2026, ce qui en fait la 12e ville où la plateforme livre par robot autonome [4].

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Concrètement, ces robots roulent jusqu'à 8 km/h, tiennent 12 heures sur une charge et livrent dans un rayon de 1,6 à 3,2 km, sous la pluie comme sous la neige [5]. Ils se repèrent grâce à des caméras et à un lidar (un capteur qui mesure les distances au laser), et une équipe à distance peut reprendre la main.

Ce sont des caisses blanches d'environ 68 kilos, avec des yeux en forme de cœur affichés sur un écran. Rien à voir avec Digit 5, l'humanoïde qui travaille sans cage au milieu des ouvriers : ici, la machine partage l'espace public avec tout le monde, sans que personne ne l'ait choisie.

Un robot de livraison autonome Avride, avec son drapeau rouge, son lidar et ses yeux lumineux, sur un trottoir au pied d'un immeuble vitré
Un robot de livraison autonome Avride, avec son drapeau rouge, son lidar et ses yeux lumineux, sur un trottoir au pied d'un immeuble vitré – © Oleg Yunakov / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Leur vrai privilège est juridique. Depuis une loi de 2020, l'Act 106, la Pennsylvanie classe officiellement ces robots parmi les piétons. Ils peuvent peser jusqu'à 250 kilos à vide et rouler jusqu'à 19 km/h sur un trottoir, à condition de céder le passage aux humains ou de les contourner sans danger [6].

Le paradoxe est complet : la loi oblige le robot à s'effacer devant le piéton, et c'est la piétonne qui a été arrêtée. Aucun texte ne dit qu'un humain peut immobiliser indéfiniment une machine, et le dossier Marvin va tester précisément cette frontière.

Uber, de son côté, avance sans bruit. Selon le Philadelphia Inquirer, la zone desservie s'est élargie en quelques semaines, le nombre exact de robots reste non communiqué, et l'entreprise répète que ses machines ne sont pas là pour remplacer les humains [7]. Sollicitée après l'arrestation, Uber a refusé de commenter.

Philadelphie, la ville qui a déjà décapité un robot

Philadelphie a un passif. C'est là qu'a fini hitchBOT, un robot autostoppeur canadien retrouvé décapité en 2015, épisode resté dans les mémoires. La presse locale n'a pas manqué de rappeler que la ville a la réputation de maltraiter les machines.

Dix ans plus tard, l'accueil reste rugueux. En mars, un passant s'est assis sur un robot Uber Eats en pleine livraison, un autre y a griffonné « DESTROY ME PLZ » (« détruis-moi stp »), puis un robot a été renversé à coups de pied vers minuit [4]. Un passant les a même surnommés « robots de surveillance policière », sans que rien n'établisse un lien avec la police.

Avride relativise. L'entreprise décrit une phase de curiosité attendue, où certains testent la machine en se plaçant devant elle, et explique que ses robots s'arrêtent et attendent la fin de l'interaction avant de repartir [8]. La méthode Marvin exploite donc exactement le comportement prévu par les ingénieurs.

Les élus ont pris le relais. En mai, le conseiller municipal Jeffery Young a proposé une surtaxe de 1 000 dollars sur chaque livraison effectuée par un robot de trottoir, un montant qui reviendrait de fait à les chasser de la ville. Aucune audience n'avait alors été programmée [9].

Le malaise dépasse les robots livreurs. En février, le conseil municipal avait adopté une résolution demandant au parlement de Pennsylvanie un cadre réglementaire et une étude d'impact sur la sécurité et l'emploi des voitures de transport sans chauffeur [10].

De Chicago à Los Angeles, la grogne devient un mouvement

Philadelphie n'a rien d'un cas isolé. À Chicago, Josh Robertson, un habitant du quartier de Lakeview, a lancé une pétition qui réclame une pause du programme pilote au nom d'une idée simple : les trottoirs sont faits pour les gens. Début septembre 2026, elle dépassait 4 550 signatures, et plus de 1 000 signataires y décrivaient collisions ou trottoirs bloqués [11].

Fin mars 2026, l'élu du 1er arrondissement de Chicago, Daniel La Spata, a gelé toute extension des robots dans son quartier après une consultation. 83,7 % des répondants se disaient fortement opposés à leur développement [12].

Les robotaxis encaissent des coups plus violents. En juin 2025, à Los Angeles, des manifestants ont incendié des voitures Waymo (le service de taxis sans chauffeur d'Alphabet, maison mère de Google) en marge des protestations contre les raids anti-immigration [13]. La colère visait la politique migratoire, mais les voitures autonomes sont devenues la cible la plus visible.

Les syndicats, eux, passent par la loi. Les Teamsters, le grand syndicat américain des chauffeurs, soutiennent en Californie le projet AB 33, qui imposerait un opérateur humain formé dans tout véhicule autonome livrant des marchandises chez des particuliers ou des entreprises [14]. Adopté par l'Assemblée de l'État en juin 2025, le texte est bloqué au Sénat depuis septembre 2025 [15].

Pendant ce temps, les flottes ont grossi très vite, avant de marquer le pas. Serve Robotics, autre grand acteur du robot de trottoir, issu d'Uber en 2021, faisait rouler en moyenne 792 robots par jour au deuxième trimestre 2026, contre 160 un an plus tôt, mais un peu moins qu'au trimestre précédent (812) [16].

Diagramme en barres : robots Serve actifs par jour, 160 au 2e trimestre 2025, 312 au 3e, 547 au 4e, 812 au 1er trimestre 2026 et 792 au 2e trimestre 2026.
En un an, le nombre moyen de robots de trottoir Serve en service chaque jour a été multiplié par cinq, avant un léger recul au printemps 2026, d'après les chiffres publiés par l'entreprise. – Source : Serve Robotics, résultats du quatrième trimestre 2025 et du deuxième trimestre 2026. © Posthumain

Fin 2025, l'entreprise revendiquait déjà plus de 2 000 robots déployés aux États-Unis, et sa flotte active avait bondi de 312 à 547 robots en un trimestre [17]. Face à ces chiffres, une femme debout sur un trottoir pèse peu. Mais son geste parle à une opinion publique de plus en plus inquiète.

Cette inquiétude dépasse largement les livreurs. Comme le montre notre analyse des métiers débutants menacés, l'automatisation grignote d'abord les postes d'entrée, ceux qui servent de premier emploi à des millions de gens.

Les chercheurs l'avaient repéré tôt. Une étude publiée en 2024 dans la revue ACM Transactions on Human-Robot Interaction a analysé 117 vidéos TikTok de robots livreurs et leurs commentaires : parmi les inquiétudes sur leur impact social, la perte d'emplois revenait en premier, dans 12,7 % des commentaires codés [18].

Le Pew Research Center, l'institut de sondage américain de référence, mesure le basculement : 71 % des adultes américains pensent désormais que l'IA réduira le nombre d'emplois d'ici vingt ans, contre 64 % en 2024. Chez les moins de 30 ans, la part grimpe de 61 % à 73 % [19].

Diagramme en barres groupées : part des Américains qui pensent que l'IA entraînera moins d'emplois, 64 % en 2024 et 71 % en 2026 pour l'ensemble des adultes, 61 % puis 73 % chez les moins de 30 ans.
En deux ans, la crainte d'une IA destructrice d'emplois a progressé chez tous les Américains, et plus vite encore chez les moins de 30 ans. – Source : Pew Research Center, 2026. © Posthumain

Le plus frappant, c'est l'absence de chiffres. Aucune donnée publique ne mesure combien de livreurs ces robots remplacent à Philadelphie. Avride affirme ne pas disposer de données publiques sur les incidents ou plaintes dans ses villes, et la première collision officiellement signalée en Pennsylvanie date d'avril [20].

Ce qui va réellement se jouer sur nos trottoirs

Un tribunal pour dire si bloquer une machine revient à s'exprimer

Le dossier Marvin pose une question neuve : immobiliser un robot sur un trottoir public relève-t-il de la liberté de manifester ou de l'obstruction ? La loi de Pennsylvanie, qui fait du robot un piéton, complique sa défense : on voit mal un juge protéger quelqu'un qui empêche longuement un passant d'avancer.

Son meilleur argument tient à la retenue de son geste. Elle laisse passer les humains, discute avec les curieux et ne dégrade rien. L'issue reste incertaine, et une simple amende pourrait clore l'affaire sans trancher le fond. Mais une audience médiatisée ferait de chaque trottoir américain un lieu de débat sur l'automatisation.

Les leviers qui pèsent plus lourd qu'un sit-in

La vraie bataille se joue dans les assemblées. L'État autorise les robots, la ville peut les taxer ou les restreindre dans la limite de la loi, le quartier peut les refuser. Chicago montre qu'un élu local suffit à geler une extension sans interdire le service.

Le camp d'en face a aussi ses arguments. Dans une tribune publiée par le Philadelphia Inquirer, une spécialiste de l'interaction entre humains et robots rappelle que la ville pestait contre les embouteillages causés par Uber et Lyft, avant de s'y habituer en moins d'une décennie. Elle plaide pour utiliser les robots à repérer les trottoirs abîmés, comme à West Hollywood, plutôt que de les taxer jusqu'à les faire disparaître [21].

Entre les deux, l'arme la plus sous-estimée reste la transparence : publier les incidents, les volumes de livraisons et les effets sur l'emploi. C'est exactement ce que réclame la pétition de Chicago. La loi court derrière la technologie, comme le rappelle notre enquête sur qui pilote vraiment l'IA, et les données manquent partout.

Ce que vous pouvez faire, et ce qu'il faut surveiller

Côté client, un levier existe déjà : l'appli Uber Eats permet de refuser la livraison robotisée. Livré par un robot, le client n'a pas de pourboire à laisser, alors qu'un livreur humain en vit. Pour qui veut soutenir les coursiers, chaque commande pèse davantage qu'un sit-in.

À surveiller dans les prochains mois : l'audience de Carolyn Marvin, le sort de la surtaxe proposée à Philadelphie, l'arrivée annoncée de Waymo dans la ville et la fin du programme pilote de Chicago, prévue en mai 2027 à moins que le conseil municipal ne le prolonge. Si la défiance continue de monter au rythme mesuré par Pew, les entreprises devront négocier leur place sur le trottoir au lieu de la prendre.

Carolyn Marvin a consacré une partie de sa carrière aux liens entre technologie et société. À 78 ans, elle rappelle aux ingénieurs ce qu'ils ont oublié : un trottoir est politique, et chaque machine qui s'y installe devra un jour y justifier sa présence.

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Sources principales :

  1. PhillyVoice – A retired Penn professor has been blocking Uber Eats robots for months. This week, she got arrested for it
    Carolyn Marvin, 78 ans, a reçu un avis d'infraction pour trouble à l'ordre public après un signalement de « criminal mischief involving a robot » sur Filbert Street ; Uber a refusé de commenter. (phillyvoice.com)
  2. 6abc Philadelphia (WPVI) – Woman arrested after blocking delivery robot in Center City Philadelphia confrontation
    Carolyn Marvin explique bloquer les robots parce qu'ils prendraient les emplois des livreurs humains, et revendique le Premier amendement. (6abc.com)
  3. Annenberg School for Communication (université de Pennsylvanie) – Carolyn Marvin, PhD
    Professeure émérite de communication, auteure de When Old Technologies Were New (Oxford University Press, 1988), enseignante d'histoire et de théorie de la liberté d'expression. (asc.upenn.edu)
  4. The Philadelphia Inquirer – Philadelphians are messing with Uber Eats delivery robots. It's hitchBOT all over again.
    Robots assis dessus, tagués et renversés en mars 2026 ; Philadelphie est la 12e ville des robots Uber Eats. (inquirer.com)
  5. Avride – Avride Launches First Autonomous Robot Deliveries with Uber in Philadelphia
    Rayon de livraison de 1 à 2 miles, 12 heures d'autonomie, vitesse maximale de 5 miles par heure. (medium.com)
  6. PennDOT – Personal Delivery Device (PDD) Operations Policy, PUB-955
    En application de l'Act 106 de 2020, les robots livreurs sont classés comme piétons : 550 livres maximum hors chargement, 12 miles par heure en zone piétonne, obligation de céder le passage aux piétons. (pa.gov)
  7. The Philadelphia Inquirer – Uber Eats quietly expands its robot delivery in Center City, restaurants say
    Extension rapide de la zone, nombre de robots non communiqué, option de refus dans l'appli et pas de pourboire à laisser au robot. (inquirer.com)
  8. Fox News Digital – Man vs machine: Philadelphians aren't taking kindly to sharing sidewalks with delivery robots
    Déclaration d'Avride transmise à Fox News : phase de curiosité attendue, robots conçus pour s'arrêter et attendre en cas d'interférence. (foxnews.com)
  9. The Philadelphia Inquirer – Philadelphia lawmakers are skeptical of delivery robots cluttering Center City sidewalks
    Le conseiller Jeffery Young propose une surtaxe de 1 000 dollars par livraison effectuée par un robot de trottoir ; robots d'environ 150 livres. (inquirer.com)
  10. City of Philadelphia – File #260089, résolution du conseil municipal
    Résolution adoptée le 12 février 2026 demandant au parlement de Pennsylvanie un cadre réglementaire et une étude d'impact sur la sécurité et l'emploi des VTC sans chauffeur. (phila.legistar.com)
  11. Axios Chicago – Chicago's delivery robots face a make-or-break year
    Pétition de Josh Robertson (Lakeview) : plus de 4 550 signatures début septembre 2026, plus de 1 000 signataires signalant des problèmes ; programme pilote arrêté en mai 2027 sans décision du conseil municipal. (axios.com)
  12. Chicago Sun-Times – What to know about Chicago's delivery robots and the debate over them
    L'élu Daniel La Spata (1er arrondissement) bloque toute extension des robots : 83,7 % des répondants à sa consultation y sont fortement opposés. (suntimes.com)
  13. TechCrunch – Waymo robotaxis, Lime e-scooters set ablaze during LA protests
    Des manifestants ont attaqué et incendié des robotaxis Waymo à Los Angeles en juin 2025. (techcrunch.com)
  14. International Brotherhood of Teamsters – Teamsters-Supported Autonomous Vehicle Bill Passes California State Assembly
    Le projet AB 33 imposerait un opérateur humain formé dans tout véhicule autonome livrant des marchandises. (teamster.org)
  15. CalMatters Digital Democracy – AB 33 (2025-2026), suivi du projet de loi
    Adopté par l'Assemblée de Californie en juin 2025, le texte a été placé dans la liste des projets inactifs du Sénat le 9 septembre 2025. (digitaldemocracy.org)
  16. Serve Robotics – Serve Robotics Announces Second Quarter 2026 Results
    Robots actifs par jour en moyenne : 792 au 2e trimestre 2026, 812 au 1er trimestre 2026, 160 au 2e trimestre 2025. (investors.serverobotics.com)
  17. Serve Robotics – Serve Robotics Announces Fourth Quarter and Full Year 2025 Results
    Robots actifs par jour en moyenne : 547 au 4e trimestre 2025, 312 au 3e trimestre ; 2 000 robots déployés. (investors.serverobotics.com)
  18. ACM Transactions on Human-Robot Interaction – Understanding the Interaction between Delivery Robots and Other Road and Sidewalk Users
    Analyse de 117 vidéos TikTok et de leurs commentaires : la perte d'emplois est la première inquiétude sociale (12,7 % des commentaires codés). (dl.acm.org)
  19. Pew Research Center – Young US adults are increasingly wary of AI, concerned it will take jobs
    71 % des adultes américains anticipent moins d'emplois à cause de l'IA, contre 64 % en 2024 ; 73 % chez les moins de 30 ans, contre 61 %. (pewresearch.org)
  20. The Philadelphia Inquirer – An Uber delivery bot bumped into her. Reporting the incident felt harder than it should have.
    Première collision officiellement signalée en Pennsylvanie, en avril 2026 ; Avride ne publie pas de données sur les incidents et plaintes. (inquirer.com)
  21. The Philadelphia Inquirer – Ten years after Philly killed hitchBOT, the robots are back. Let's be nice this time.
    Tribune de Lindsay Ouellette, spécialiste de l'interaction humain-robot, contre la surtaxe de 1 000 dollars : elle propose d'utiliser les robots pour cartographier les trottoirs à réparer, comme à West Hollywood. (inquirer.com)
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