Le monde sans gouvernements : quand l’IA optimise la société mieux que les États

Et si l'IA gérait un jour nos sociétés à la place des gouvernements ? Entre dystopie et promesse technologique, l'hypothèse intrigue de plus en plus.

Le monde sans gouvernements : quand l’IA optimise la société mieux que les États
© Posthumain

Un monde où les gouvernements seraient obsolètes et remplacés par des IA optimisant la société – cela ressemble à de la science-fiction dystopique pour certains et à un paradis technologique pour d’autres. L’idée est provocatrice : et si l’IA gérait mieux nos affaires collectives que les dirigeants humains ?

Face aux défauts bien connus des États (bureaucratie lente, corruption, intérêts partisans), des voix s’élèvent pour imaginer une gouvernance algorithmique plus efficace et objective. D’autres mettent en garde contre les risques éthiques et sociaux d’une telle évolution.

Dans cet article, nous explorons deux horizons temporels pour ce scénario spéculatif mais fondé sur des tendances réelles.

Sections principales :

  • Scénario à 10-30 ans : des gouvernements augmentés par l’IA
  • Scénario à 50-100 ans : l’IA remplace les États – un nouvel ordre mondial algorithmique
  • Défis et questions éthiques : quelle place pour l’humain ?

Le premier s'étend sur le moyen terme (d’ici environ 10 à 30 ans), où l’IA s’immisce progressivement dans la gouvernance aux côtés des humains.

Le second s'étend sur le long terme (50 à 100 ans), où l’on pourrait envisager une société largement pilotée par des IA, à l’échelle mondiale et dans des domaines clés comme la gouvernance politique, l’économie, la santé et la sécurité.

Préparez-vous à un voyage entre utopie technologique et défis bien réels, qui promettent d’alimenter un vaste débat sur notre futur collectif.

Résultat d’un sondage sur la confiance dans l’IA pour gouverner – par exemple le taux de citoyens qui préfèreraient confier les décisions politiques à une IA plutôt qu’aux élus. Un sondage du Center for the Governance of Change (IE University) montrait déjà en 2019 qu'environ 25 % des Européens interrogés préféraient que les décisions de politique publique soient prises par une IA plutôt que par des politiciens [1][2], signe de la défiance envers les gouvernants humains et de l’attrait pour une expertise « objective ». © Posthumain. Source: Center for the Governance of Change
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